Cramer qualifie les actions de « misérables » alors que le pétrole bondit de 9,4 %, la Fed maintient une position ferme

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Jim Cramer a qualifié le marché boursier de « misérable » le 21 juillet, alors que les prix du pétrole, l’incertitude liée aux droits de douane et le ton « faucon » de la Federal Reserve pesaient sur Wall Street. Le brut WTI a bondi de 9,4 % à 78,14 dollars le baril après la décision du président Trump de faire rétablir un blocus naval de l’Iran via le détroit d’Ormuz, tandis que la Fed a maintenu son taux cible entre 3,50 % et 3,75 %, la moitié des responsables indiquant une ouverture à au moins une hausse avant la fin de 2026. Le commentaire faisait écho à l’évaluation de Cramer en mars, durant les premières semaines du conflit avec l’Iran, lorsqu’il décrivait des marchés en train de vivre « une autre semaine misérable » et avertissait que « l’histoire des chocs pétroliers est jonchée de marchés baissiers ».

Cramer répète en mars son diagnostic lors d’un conflit iranien en cours

La caractérisation de Cramer du 21 juillet correspond à la deuxième fois cette année qu’il utilise un libellé presque identique pour décrire les conditions de marché. En mars, il avait dit aux téléspectateurs de son émission « Mad Money » que c’était « une autre semaine misérable » pour le marché, en expliquant : « Quatre semaines depuis le début de la guerre et c’est vraiment, vraiment affreux. » L’explosion de mars est survenue au moment où le conflit iranien a d’abord fait monter les prix du pétrole et a entraîné la baisse des valeurs technologiques. Quatre mois plus tard, le même conflit à la base restait la force dominante derrière sa description d’un marché à nouveau misérable. Son avertissement de mars selon lequel « l’histoire des chocs pétroliers est jonchée de marchés baissiers » s’est révélé durable au cours d’un été marqué par des flambées répétées au Moyen-Orient, chacune venant secouer les marchés selon un schéma similaire : des pics du pétrole, puis des ventes sur les actions.

Trump fait rétablir le blocus du détroit d’Ormuz, propulsant le WTI à 78,14 dollars

Le déclencheur immédiat de la volatilité de juillet remonte à la décision du président Trump de rétablir un blocus naval sur l’Iran via le détroit d’Ormuz, une voie maritime qui transporte environ un cinquième du transport mondial de pétrole. Le brut West Texas Intermediate (WTI) a bondi de 9,4 % pour finir à 78,14 dollars le baril à l’annonce, soit l’un des mouvements les plus marqués sur une seule journée pour la matière première jusqu’ici cette année. Trump avait d’abord exigé des frais de 20 % sur l’ensemble des cargaisons expédiées par le détroit sous protection américaine avant d’abandonner ensuite cette demande au profit d’engagements d’investissement alternatifs de la part des États du Golfe. Ce type de volte-face en matière de politique est devenu un trait récurrent des marchés de cette année : les prix du pétrole s’envolent à chaque nouvelle menace de blocus et reculent partiellement quand les tensions retombent. Cramer a aussi signalé séparément des hausses de prix liées aux droits de douane, qui s’ajoutent à la douleur des consommateurs aux revenus plus faibles, déjà confrontés à une inflation persistante.

La Fed maintient ses taux à 3,50 %-3,75 % alors qu’environ la moitié des responsables signale une ouverture aux hausses

La politique monétaire a apporté peu de répit, puisque la Federal Reserve a maintenu son taux cible entre 3,50 % et 3,75 %, et que le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a éloigné la banque centrale des indications prospectives sur lesquelles les investisseurs s’étaient appuyés, en se tournant plutôt vers une approche strictement dépendante des données. Environ la moitié des responsables de la Fed disent désormais qu’une hausse d’au moins un quart de point pourrait être nécessaire avant la fin de 2026, un revirement notable par rapport aux anticipations de baisses de taux qui dominaient les discussions de marché plus tôt dans le cycle. Cramer a signalé ce changement dès la veille, en disant aux téléspectateurs qu’il fallait regarder au-delà des valeurs technologiques, car l’incertitude liée à l’intelligence artificielle ajoute une couche de risque par-dessus le tableau pétrole et taux. Il a aussi pointé des taux élevés comme frein spécifique pour des entreprises individuelles, décrivant Home Depot comme une excellente « maison » coincée dans un « quartier » affreux de coûts d’emprunt élevés, qui continuent de faire pression sur des secteurs sensibles aux taux comme le logement et le commerce de détail.

Le Bitcoin s’échange près de 65 000 dollars dans un contexte « risk-off »

Les commentaires de Cramer sur les crypto ont fortement varié au fil des années : il a qualifié le bitcoin de « gagnant », valant qu’on en possède, en s’appuyant notamment sur Strategy, avant de devenir nettement baissier plus tard et de s’interroger sur l’endroit où étaient passés les partisans haussiers de l’actif, alors qu’il peinait sous 80 000 dollars. Son cadrage « misérable » à l’échelle du marché cette fois-ci ne portait pas spécifiquement sur le bitcoin, mais l’actif a évolué dans le même environnement « risk-off », changeant de mains près de 65 000 dollars le 20 juillet, dans ce que les analystes ont largement décrit comme une phase mitigée et sans direction pour les prix des crypto. Trump a déjà fait marche arrière une fois sur les frais liés au détroit au cours de la même semaine, rappelant que la composante géopolitique de cette équation peut de nouveau changer, avec peu de préavis.

FAQ

Que a dit Jim Cramer sur le marché boursier le 21 juillet ?
Jim Cramer a qualifié le marché boursier de « misérable » le 21 juillet, en citant la volatilité des prix du pétrole, l’incertitude sur les droits de douane et le ton « faucon » de la Federal Reserve comme pressions principales sur Wall Street.

Pourquoi le WTI a-t-il bondi de 9,4 % à 78,14 dollars le baril ?
Le brut WTI a bondi de 9,4 % pour finir à 78,14 dollars le baril après la décision du président Trump de faire rétablir un blocus naval sur l’Iran via le détroit d’Ormuz, une voie maritime qui transporte environ un cinquième du transport mondial de pétrole.

Quel est l’actuel positionnement de taux d’intérêt de la Federal Reserve ?
La Federal Reserve a maintenu son taux cible entre 3,50 % et 3,75 %, environ la moitié des responsables de la Fed indiquant qu’une hausse d’au moins un quart de point pourrait être nécessaire avant la fin de 2026.

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