La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) américaine a déposé une plainte devant un tribunal fédéral contre des responsables de l’État du Kentucky afin de faire obstacle à l’action en justice de l’État contre des opérateurs de marché de prédiction. Le Kentucky a poursuivi les plateformes Polymarket et Kalshi, ainsi que leurs partenaires Coinbase, Robinhood et Webull, en affirmant que les entreprises opèrent sans les licences de jeu d’État requises. La CFTC soutient que les marchés de prédiction relèvent du droit fédéral sur les produits de base et de sa juridiction exclusive, tandis que le Kentucky affirme que les plateformes proposent des produits de paris sportifs sans licence, soumis à la réglementation de l’État.
La CFTC invoque une juridiction fédérale exclusive sur les marchés de prédiction
La CFTC a déposé la plainte en vue d’obtenir des mesures de protection déclaratoires et d’injonction contre le gouverneur du Kentucky Andrew Beshear, le procureur général Russell Coleman et la Kentucky Horse Racing and Gaming Corporation. Le président de la CFTC, Mike Selig, a déclaré que le Kentucky est le dernier État à tenter de fermer des contrats d’événements réglementés au niveau fédéral et que la Commission s’engage à défendre son autorité sur les marchés de prédiction. Le Kentucky est le neuvième État visé par la CFTC dans des litiges juridiques similaires portant sur la réglementation des marchés de prédiction.
La CFTC estime que Kalshi et Polymarket exploitent des marchés de contrats désignés en vertu du droit fédéral et que les contrats d’événements qu’ils proposent s’inscrivent dans le cadre des swaps au regard des réglementations américaines sur les produits de base. L’agence affirme que Coinbase, Robinhood et Webull sont des courtiers en opérations à terme (futures commission merchants) enregistrés légalement autorisés à proposer ces contrats grâce à des partenariats avec des bourses réglementées.
Le Kentucky accuse les plateformes d’opérations de jeu sans licence
Les autorités du Kentucky soutiennent que les entreprises exercent leurs activités sans les licences de jeu du Kentucky requises et qu’elles ne respectent pas la réglementation de l’État sur les jeux d’argent. L’État affirme que des contrats d’événements liés au sport proposés sur ces plateformes constituent effectivement des paris sportifs au sens de la loi de l’État.
Le Kentucky a également accusé les entreprises de ne pas fournir des ressources adéquates aux utilisateurs qui pourraient rencontrer des difficultés liées au jeu, ce que l’État estime être une exigence de ses réglementations en matière de jeux. Le contrôle des paris sportifs dans le Kentucky est assuré par la Kentucky Horse Racing and Gaming Corporation depuis 2023.
La CFTC conteste la taxe d’accise de 14,25% du Kentucky
La plainte conteste la taxe d’accise de 14,25% du Kentucky sur les frais de transaction des marchés de prédiction. La CFTC soutient que cette taxe est conçue pour décourager, voire éliminer de fait, l’activité des marchés de prédiction dans l’État en rendant les opérations économiquement non viables.
Trump soutient l’autorité de la CFTC dans une déclaration de mai
Le président Donald Trump a déclaré en mai qu’il est crucial que la CFTC soit l’autorité principale chargée de superviser les marchés de prédiction aux États-Unis.
FAQ
Que fait la CFTC concernant l’action du Kentucky contre les marchés de prédiction ?
La CFTC a déposé une plainte devant un tribunal fédéral contre des responsables du Kentucky, notamment le gouverneur Andrew Beshear, le procureur général Russell Coleman et la Kentucky Horse Racing and Gaming Corporation, afin d’empêcher l’action en justice de l’État contre les opérateurs de marchés de prédiction Polymarket, Kalshi, Coinbase, Robinhood et Webull.
Pourquoi la CFTC conteste-t-elle la taxe d’accise de 14,25% du Kentucky sur les marchés de prédiction ?
La CFTC affirme que la taxe d’accise de 14,25% du Kentucky sur les frais de transaction des marchés de prédiction est conçue pour décourager, voire éliminer de fait, l’activité des marchés de prédiction dans l’État en rendant les opérations économiquement non viables.